La caisse de compensation: Les problèmatiques de la réforme

L’économie tunisienne est sans doute en sa période la plus critique depuis la transition politique que connait le pays suite à la dite « Révolution ». La situation serait même alarmante, pour reprendre les dire de M. Jomâa lors de son discours du 3 mars. Le déficit budgétaire ayant atteint 7.4%, selon le ministre des Finances, c’est la caisse de compensation qui est vite pointée du doigt. En effet, les subventions sont passées de 1,5 milliard en 2010 à 5,5 milliards en 2013”, soit une augmentation de 300%.

C’est donc peu dire que cette caisse, créé en 1945, coûte énormément au contribuable et ira jusqu’à bouffer 1/5ème du budget de l’État par la fin de 2014, surtout si on la compare avec la situation en 2011 où les subventions alimentaires s’élevaient à 1 150 millions de dinars soit plus de 6 % des
dépenses publiques totales, un chiffre important, certes, mais moindre à l’état actuel des choses.

Créé dans un but initial de stabilisation et d’homologation des prix, cette caisse a la réputation dans la conscience collective d’être un support pour les classes économiquement défavorisées. Les subventions ont longtemps été dans la ligne de mire des experts économiques et les néo-libéraux, Or la réalité est toute autre, et l’acharnement est loin d’être gratuit.

En effet, autre le gaspillage qu’elle génère, la part des subventions tirées par les ménages pauvres ne représente que 12% des subventions totales, le nombre des ménages étrangers, non résidents (dont non imposables sur le sol tunisien) s’élève à 7000 foyers, la contre-bande et le commerce informel qui puisent dans les produits subventionnés représentent une grande part, difficile à chiffrer, certes, mais il suffit de se remémorer les saisies effectuées par les unités de contrôle économiques durant des mois. Ex: le 30 avril dernier, la saisie de 5 tonnes de farine subventionnée par les unité de contrôle économique relevant de la direction générale du Kef; et celle relevant de la direction de Nabeul, le 14 avril où les unités de contrôle ont saisi une quantité totale de 38 tonnes.

« Les tunisiens devront faire des sacrifices, disait M. Jomâa », une situation économique lamentable, du coup, pour faire face aux défis, la Tunisie a eu recours aux prêts accordés par le FMI en juin dernier, d’un montant s’élevant à 1,75 milliard.

Les tunisiens devront faire des sacrifices qu’on peut comprendre dans ce cas de figure par les réformes dont va faire objet la caisse de compensation; une guerre dictée par les institutions financières internationales, à savoir la Banque Mondiale et le FMI.

Nul ne peut nier l’urgence d’une réforme, vus le gaspillage et l’incohérence qu’elle génère, mais une réforme dictée par l’FMI ? Si c’est le cas, c’est certainement un cas d’austérité.

Par: HAZAR ABIDI


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